La production

La production bovine 2008 est évaluée à près de 3 900 t pour 28 230 têtes. Environ 60%, en nombre d’individus et en poids, sont produits en Haute-Corse. La production est constituée de veaux, de jeunes bovins et, dans une moindre mesure, d’animaux de réformes. Ces derniers sont encore difficiles à valoriser.
En 2007, la production bovine était évaluée à 4 060 t pour 28 905 têtes. Elle était en progression de 19,5% par rapport à 2006. Les premières estimations indiquent que 2008 devrait voir cette production diminuer d’environ 4%.
Avec 12 producteurs détenant 549 animaux certifiés, la part d’agriculture biologique en filière bovine est assez faible en 2008. Toutefois, 10 producteurs possédant 528 animaux étaient en phase de conversion, ce qui montre un certain enthousiasme pour ce mode de production. Globalement, l’effectif d’animaux certifiés ou engagés en agriculture biologique représente environ 1,4% du cheptel bovin insulaire. A fin 2008, 1 475 ha étaient certifiés Agriculture Biologique en élevage allaitant (bovin et ovin) et 1 124 ha étaient en phase de conversion.

 

Les comptes de la filière bovine ont été estimés sur la base des statistiques agricoles provisoires 2008 d’Agreste. Ils peuvent donc encore légèrement évoluer. En revanche les chiffres annoncés pour 2007 sont réalistes.

 

En valeur, la production des exploitations bovines était évaluée à 10,55 M € en 2007. Sur la base des comptes provisoires et à euros constants, on peut s’attendre à une diminution de l’ordre de 4% en 2008. Le montant global des subventions sur les produits bovins devrait rester stable à 9,47 M €. On estime la valeur totale de la production bovine 2008 à moins de 20 M €, dont environ 45% de subventions.
 

La pluri-activité

L’échantillon d’éleveurs présent dans la base de données ODARC – MVA (869 individus) permet d’évaluer la pluriactivité en filière bovine.
Environ 32% des éleveurs bovins effectuent 2 activités. La plupart sont orientés en productions végétales (9%), en élevage ovin (9%), en élevage porcin (8%), en élevage caprin (4%) et, dans une moindre mesure, en élevage équin (1%) et en agritourisme (1%).
 
Les éleveurs bovins qui effectuent 3 activités sont en nombre moins important (6%). Les principales orientations sont caprins/porcins (1%), productions végétales/agritourisme (1%) et porcins/productions végétales (1%). Les autres systèmes de diversification ternaires et tous les systèmes à quatre productions ont une représentativité individuelle inférieure à 1% et ont été regroupés dans la colonne « Autres diversifications ». Globalement, ils représentent 4% des éleveurs bovins.
On peut également évaluer la fréquence des activités complémentaires à l’élevage bovin. Le graphique suivant montre quels sont les ateliers les plus souvent observés dans notre échantillon.
Environ 61% des éleveurs ne font que de l’élevage bovin et 39% ont une ou plusieurs autres activités agricoles.
Environ 13% des éleveurs bovins ont également une activité dans le domaine des productions végétales (cultures diverses, production et vente de fourrages, activité forestière). Les ateliers ovins (11%) et porcins (11%) sont également bien représentés. Dans une moindre mesure, on observe également les ateliers caprins (6%), équins (3%), agritouristique (2%) et apicole (1%).
Enfin, parmi les éleveurs bovins diversifiés en productions végétales, un peu plus de 2% produisent du fourrage et des COP (céréales, oléagineux et protéagineux) destinés à la vente.
 

Les produits

Les éleveurs produisent du veau, du manzu et des veaux maigres. Les races bovines utilisées sont à dominante continentales en plaine et à dominante corses en montagne. Les chambres départementales d’agricultures fournissent un appui technique aux éleveurs et les conseillent dans le développement de leurs exploitations. Les GDSB participent au soutien des exploitations dans le domaine du sanitaire.
Aujourd’hui, la filière bovine s’est orientée vers deux produits bien définis : le veau et le manzu. A fin 2008, 158 exploitants adhéraient à la démarche « Corsicarne ». Cette démarche nécessite d’adhérer également à la Charte des Bonnes Pratiques d’Elevage.
Une association régionale, Corsica Vaccaghji, fédère la plupart des associations territoriales et définit les axes de développement de la filière. Les associations et coopératives territoriales s’occupent de collecter les produits (veaux et manzi) et de trouver des débouchés commerciaux. Des engraisseurs collectent les veaux maigres sur les exploitations.
 
Le veau « bio »
Le veau bio est un produit haut de gamme qui peut se vendre jusqu’à 7,50 €/kg. Cependant, le marché du bio étant particulièrement exigeant, les conditions pour arriver à ce prix sont drastiques :
-          il faut souvent respecter un cahier des charges supplémentaire imposé par le client ;
-          l’exploitation doit présenter une réelle autonomie alimentaire (aliment concentré proscrit) ;
-          le mode de production doit contribuer à l’originalité du goût (importance des espèces pâturées).
Le prix moyen de vente du veau bio au consommateur est difficile à évaluer. Cela peut aller de 13,50 €/kg pour du sauté à 30 €/kg pour du filet. En semi-paré, le prix moyen de certaines pièces peut atteindre 14,50 €/kg.
 
  • Retour
  • Format imprimable
  • Sommet de la page

KDE

La manchette de ce site n'est pas disponible pour le moment.

Recherche

Newsletter

Événements